Les déplacés internes demeurent dans leur propre pays et sous la protection de leur gouvernement. Ils ont droit à l’alimentation, à l’éducation, à la sécurité, à la liberté, et qui plus est à la liberté d’expression. Ce qui n’est pas le cas pour les déplacés de certains sites de Kalemie.

C’est depuis plusieurs années que différents sites de camps de déplacés ont été érigés dans plusieurs zones de la ville de Kalemie et ses environs, notamment ceux de villages Likasi, Kisalaba se trouvant sur l’axe Kalemie-Lubumbashi.
Nos reporters en quête d’informations, se sont vus plus d’une fois refuser l’accès aux sites sous prétexte que les chefs des sites ne sont pas autorisés par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), gestionnaire de sites, de permettre aux journalistes d’interroger les déplacés. Qu’est-ce que cette organisation cache-t-elle ? A-t-elle pris en otage les déplacés et pourquoi ? Et pourquoi la présence de la presse fait-elle peur ?
Pour rappel, la plupart de ces déplacés sont ceux ayant foui leur milieux d’origine suite aux conflits communautaires ayant opposés les Pygmées aux Bantous. À ce jour, nonobstant une certaine accalmie entre les communautés, il s’observe dans quelques milieux, les cas latents de ces conflits : il y a peu une dizaine de femmes bantous auraient été violées par les pygmées dans leur incursion de la semaine du 6 au 12 septembre dernier dans le village de Mulolwa, village situé à plus ou moins une centaine de kilomètres de Kalemie centre, axe Bendera.
Aux autorités de prendre toutes les dispositions pour que règne le bon climat d’antan entre les communautés.
Par Cédrick MOMA















