Sur 487 députés présents dans l’hémicycle du Palais du Peuple dans la soirée de ce jeudi 29 Avril 2026, jour prévu pour le vote de la motion de défiance contre le Vice-PremierMinistre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affairescoutumières Jacquemin Shabani Lukoo , 312 ont voté contre la motion, 158 se sont prononcés pour son départ, tandis que 17 se sont abstenus. Jacquemin Shabani conserve donc son portefeuille, considéré comme l’un des plus stratégiques du gouvernement Suminwa II.
Déposée la semaine dernière par un groupe de 78 députés issus de l’opposition et de la majorité, la motion reprochait au VPM une « gestion approximative des questions sécuritaires » notamment dans l’Est du pays, la « résurgence du banditisme urbain » à Kinshasa et Lubumbashi, ainsi que des « retards dans l’installation des nouveaux animateurs territoriaux ».
À la tribune, Jacquemin Shabani a défendu son bilan, évoquant « une baisse de 23% des cas de kidnapping à Kinshasa au premier trimestre 2026 » et « l’intensification des opérations conjointes FARDC-PNC » dans le Nord-Kivu et l’Ituri. Il a également promis d’accélérer la réforme de la Police nationale et la mise en place des comités locaux de sécurité.
« Je reste concentré sur la mission que m’a confiée le Chef de l’État : garantir la paix et la sécurité de nos concitoyens. Les critiques sont normales en démocratie, mais le travail continue », a-t-il déclaré sous les applaudissements de la majorité.
Dans les rangs de l’Union sacrée, plusieurs élus saluent une « victoire de la stabilité ». « Le pays a besoin de continuité dans ce secteur régalien. On ne change pas de capitaine en pleine tempête », a réagi le député Augustin Kabuya.
L’opposition, elle, dénonce un « vote de complaisance ». Pour le député Claudel Lubaya, initiateur de la motion, « l’Assemblée vient de rater l’occasion de sanctionner l’immobilisme. La population jugera ».
Maintenu à son poste, Jacquemin Shabani est attendu ce jeudi devant la commission Défense et Sécurité pour présenter son plan de sécurisation du processus électoral local prévu en juillet prochain. Un nouveau test pour le VPM Intérieur, désormais sous le feu des projecteurs.
Mathias MAKOLOVERA















